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Varonne

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Présentation
Création de la fiche : 2008-08-07
Espèce : Blé tendre
Nom du cultivateur : Hervé Cournède
Lieu de culture : 2008, Cayriech (Tarn-et-Garonne, 82)
Origine de la variété :
Croisement de Riéti x Wilhelmina, datant de 1913. Obtenteur : Strampelli (Italie).
Provenance de la semence :
« Je l’ai eu avec Jean Koenig, de l’INRA de Clermont-Ferrand. Je n’ai trouvé personne qui avait du Varonne. »
« Pendant 2 ans, j’ai récolté ce qu’on m’avait donné ; je n’ai pas réussi à le multiplier. C’est la première année où je vais récolter beaucoup plus. »
Nom du rédacteur : Adeline François
Intérêt de la variété :
Blé très tardif, très bon pour la panification. « Sa particularité, c’est le sillon central entre les deux séries d’épillets, comme on ne le voit pas dans les autres blés. »
méthodes de sélection : Population
Nom latin de l'espèce : Triticum aestivum
Description générale
Usage des plantes / Ethnobotanique :
« J’ai rencontré un vieux meunier d’ici qui m’a dit que c’était un très très bon blé pour la farine, pour la panification. Et à l’époque, eux, ils ne le faisaient pas qu’à la meule de pierre ; ce meunier-là travaillait dans une usine. Mais je pense qu’ils en passaient aussi à la meule de pierre, dans les moulins à eau, puisque des moulins à eau tournaient toujours jusque dans les années 50-60. »
Description morphologique / botanique globale :
Tige très droite même à complète maturité, qui peut se courber très légèrement mais pas jusqu’à faire un « col de cygne. »
«L’oreillette est rose, comme le Gentille Rosso, comme le Rieti, comme les blés italiens. »
Les deux séries d’épillets sont bien séparées par un sillon central, de manière beaucoup plus nette que sur les autres blés.
« Ça fait un épi beaucoup plus plat, mais beaucoup plus large, au lieu d’être assez carré. Je ne sais pas si on trouve ça sur d’autres blés : c’est quand même assez unique. J’ai 100 blés en tout, c’est le seul qui fait ça. »
Epi à reflets jaunes à maturité.
Produit une paille épaisse et assez courte.
Agronomie :
Très tardif. En 2008, fécondation au même moment que le petit épeautre, début juillet. Après il mûrit très vite. « Il reste très vert, tu vois la fécondation qui se fait, avec les grains de pollen, et puis d’un coup il mûrit, très rapidement. »« Les anciens disaient qu’il montait à 1,20m, là il est à 80cm. Mais là la terre est caillouteuse, vraiment très très maigre. »
Synonymie / Etymologie :
Son vrai nom serait Vérone, puisqu’il aurait été ramené par des immigrants italiens. « Les gens d’ici, je pense qu’ils l’ont ramené à l’occitan, et ils ont dit Varonne. »
Bibliographie / Histoire :
« Je pense, que c’est comme beaucoup des populations de blés qu’ont a trouvées ici : ce sont des immigrants italiens qui l’ont ramené. Mais ça c’est moi qui le dit ! »
Les dernières cultures de Varonne faites ici datent de la fin des années 40.Les gens les plus âgés qui se rappellent en avoir vu ici ont 85-90 ans : ils se rappellent très bien avoir cultivé le Varonne. « Il y a une gare de marchandise à Borredon [82], fermée maintenant, mais qui avant, expédiait tous les jours le fruit et le blé à Paris, et entre autres le Varonne, le Gentille Rosso... Ce sont des variétés qui se sont perdues petit à petit au profit des Vilmorin. Là-bas aussi on utilisait le Varonne pour le pain. »
Description technique
 
 
 
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