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Du Moulin

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Présentation
Création de la fiche : 2008-08-07
Espèce : Luzerne
Nom du cultivateur : Hervé Cournède
Lieu de culture : 2008, Cayriech (Tarn-et-Garonne, 82)
Provenance de la semence :
« Elle a toujours été cultivée par un paysan de Montezard, qui n’en connaît pas l’origine : c’est chez lui que mon père l'a collectée il y a 50 ans.» Cultivée aujourd’hui près d'un moulin du Quercy, ce qui a donné son nom.
Nom du rédacteur : Adeline François
Intérêt de la variété :
Elle ne fait que 2 récoltes avec une grosse production en 1ère coupe. Elle produit peu mais ne demande aucun entretien et n'est jamais malade. Tiges hautes et très grosses mais très appétantes. « Les vaches la mangent très bien. » Fleurs très attirantes pour les insectes, papillons et bourdons notamment.
méthodes de sélection : Population
Nom latin de l'espèce : Medicago sativa
Description générale
Usage des plantes / Ethnobotanique :
Fourrage sec et pâture pour bovins, ovins. Les vaches mangent tout ; les brebis, beaucoup plus délicates, la broutent plus haut. Ne cause pas de problèmes de rumination car elle est en mélange avec de la fétuque, donc peu dense. De plus, les feuilles, riches en azote, sont moins nombreuses que sur les variétés modernes, il y a donc plus de tige, ce qui fait ruminer. Contient également moins de protéines, mais elle est plus digeste. Les vaches, en piétinant battent la graine, tassent le sol et enfoncent les graines : c’est comme ça qu’elle se maintient.
Description morphologique / botanique globale :
Fleurs de couleur variable selon les pieds, de mauve très pâle à violet. Parfum très agréable.Port étalé. Tiges très épaisses et très hautes. Cela semble être une caractéristique des vieilles luzernes : elles ont souvent des grosses côtes mais qui sont appétantes contrairement aux variétés modernes. Feuilles moins nombreuses que sur les variétés modernes, car plus espacées sur la tige.
Agronomie :
« Ça fait 25 ans que je l’ai pas ressemée. »
Variété plutôt tardive, c'est pour cela qu'il n'y a que 2 coupes. La première coupe est fauchée, la seconde est pâturée par les vaches. Tendance à verser à la première coupe si on fauche trop tard, parce que la fétuque ne tient pas non plus. Aucune fertilisation. Quand on veut l'entretenir, on laisse monter en graine la 2ème coupe puis on fait pâturer le champs. « Quand elle est en graines, au mois de septembre, on y lâche les vaches : tout tombe et si c’est un peu humide, elles enfoncent la graine, en piétinant. Parmi ces graines, il y en a peut-être 2 ou 3% qui germent. »
Aime les sols profonds, riches et relativement frais. « C’est une luzerne qui va chercher très loin, parce que là au moulin c’est très profond. » Battue début septembre. « Je n'ai jamais observé de cuscute (plante parasite de la famille des liserons) sur cette luzerne alors qu'on en observe beaucoup aux alentours. Elle est aussi très résistante à la virose alors que j'en observe sur d'autres luzernes. »
Fécondée par les bourdons comme les autres luzernes (sauf la minette [Medicago lupulina] butinée par les abeilles).
Synonymie / Etymologie :
En patois « lou mouli. » On disait qu’on amenait les vaches « au moulin », donc on l’a appelée la luzerne du moulin…
Bibliographie / Histoire :
Elle était cultivée sur les coteaux il y a 25 ans et depuis, elle est cultivée ici, au moulin. Il y a 25 ans, on la cultivait à Montezard, où elle est devenue complètement différente. « Là-bas, sur les coteaux, elle est partie dans un sens, ici dans l’autre. »
Description technique
 
 
 
 
 
 
 
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