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Mottin rouge

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Présentation
Création de la fiche : 2009-01-27
Espèce : Blé tendre
Nom du cultivateur : Christian Dalmasso
Lieu de culture : 2008, Torchefelon (Isère, 38), cultivé pour la 4ème année. Terrain limoneux à argileux.
Origine de la variété :
C'est le blé typique du nord de la région Rhône-Alpes : Rhône, Isère, Savoie, Haute-Savoie...
Provenance de la semence :
INRA de Clermont-Ferrand, qui l'a récupéré en Haute-Savoie. L'INRA n'a récupéré qu'un seul mottin, alors qu'il en existe plusieurs différents, dans le Rhône, l'Isère...
Nom du rédacteur : Adeline François
Intérêt de la variété :
Blé emblématique de la région, anciennement réputé pour sa qualité boulangère.
méthodes de sélection : Population
Nom latin de l'espèce : Triticum aestivum
Description générale
Usage des plantes / Ethnobotanique :
En panification, testé en pur, « il donne de beaux résultats » au niveau tenue de la pâte...etc. « Plusieurs anciens me disaient qu'il était recherché par les meuniers. »
Description morphologique / botanique globale :
Blé d'hiver.
Paille solide, un peu foncée. Hauteur environ 1,20m.
Epi non barbu, un peu rougeâtre.
« Joli grain, assez gros, bien rempli », « rouge » c'est-à-dire marron foncé.
Agronomie :
Itinéraire technique :
Labour. Epandage de compost. Faux semis quand le temps le permet : après le labour, passage de la herse pour faire un lit de semence assez fin, puis on attend la pluie pour que germent les adventices ; la terre étant chaude ça germe très vite. Puis on passe un vibro ou une herse étrille pour les arracher.
Semis mi-octobre : le 20 octobre, le semis doit être terminé, après c'est trop tard.
Semé à 100-120 kg/ha, afin de favoriser la solidité de la tige et de limiter la verse : ainsi, avec une densité faible, il y a moins de compétition pour la lumière et les tiges sont moins frêles. Le mottin rouge résiste un peu mieux à la verse que la touzelle.
Passage de la herse étrille quand les conditions le permettent (on ne peut pas passer d'outil quand le terrain est gorgé d'eau), ce qui est rarement le cas avant le mois de mars : alors, les adventices sont souvent déjà hautes. « Il vaut mieux ne pas la passer plutôt que de la passer dans des mauvaises conditions et arracher du blé. »
« Il y a des années où je n'ai pas pu la passer du tout... mais j'essaie de la passer au moins une fois. »
Moisson fin juillet, puis passage du déchaumeur.
Synonymie / Etymologie :
Mottin, comme mottet, désignait un blé non barbu.
Bibliographie / Histoire :
* Les mottins constituent un type de blé, avec plusieurs caractéristiques communes : des épis non barbus, assez ramassés (pas très lâches) et assez gros, une paille assez solide.
* Par ici (à Torchefelon), quand on demande aux anciens quels blés il se faisait dans le temps, ils parlent spontanément du mottin, c'est le blé de leurs parents, qu'eux-mêmes ont vu quand ils étaient jeunes, jusqu'aux années 50. A Torchefelon, les paysans parlent du « mottin (rouge) de la Côte » ; il s'agit de la Côte St-André, un village à quelques kilomètres. C'est une zone de plaine traditionnellement céréalière où ils allaient chercher leur semence.
* On trouvait des blés mottins sur tout le nord de la région Rhône-Alpes. Dans les monts du Lyonnais, le mottin était réputé pour son excellente qualité.
Homonymie / Ne pas confondre avec :
Le mottin est appelé « mottet » en Haute-Savoie (notamment) ; il s'agirait de la même variété.
Ne pas confondre avec le Motey, dont il est fait mention dans Les principaux « blés de pays » de A.Dusseau, 1924. Le Motey y est décrit comme un blé de la Loire, de type blé de Riéti, à grain rouge et présentant des barbes, à l'inverse des mottins.
Description technique
nopic
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